DJ Shadow, The Private Press

November 26, 2006

dj_shadow_private_press.jpg Sorti en 2002, The Private Press offre une musique électronique ambitieuse, innovante voire expérimentale (Blood on the Motorway & You can’t go home again). DJ Shadow semble littéralement sous acides et balancent quelques titres très “efficaces” et irrésistibles (Giving Up the Ghost ou encore Fixed Incom). L’ensemble n’est pas une révolution, mais l’album reste stimulant et résiste bien aux années.

Discovering Morrissey

November 26, 2006

Ringleader Of The Tormentors (2006)

Morrissey

Dans la série « des milliers de diques existent et je n’ai qu’une seule vie », disons tout net que je ne découvre réellement Morrissey qu’avec ce dernier opus. Je me souviens précisément d’un voyage de classe à Londres à l’âge de 16 ans. Les plus branchés de mes camarades adolescents me conseillaient alors vivement d’écouter les Smiths. Râté : mon walkman à cassettes me distillait uniquement the Joshua Tree de U2 en tête des charts à l’époque et parangon de la musique moderne pour mes oreilles de 1987. Et Bernard Lenoir pouvait toujours parler du phénomène anglais chaque semaine sur France Inter…Las ! Je suis bel et bien passé à côté.

Alors, je ferais donc comme si Morrissey ne chantait pas depuis plus de 20 ans et qu’il n’avait pas déjà sorti neuf albums solo depuis 1988… pour dire que « Ringleader of The Tormentors » est une sacrée bonne galette pétrie d’expérience et de talent :  une superbe voix associée à un talent de mélodiste hors-pair offre douze tubes pop impeccables et efficaces. Facile d’accès et de qualité, l’album s’impose comme un des bons disques de l’année avec au passage une petite faiblesse pour la ballade « Nick-Cavienne » Life is a pigsty.

Art Brut de Pomme

November 26, 2006

ArtBrut.jpg 

Bang Bang Rock’n Roll (2006)Tiens, un groupe “Rock’n Roll” sans préfixe “The” … gage possible d’originalité ?
Bingo ! Art Brut ne se prend pas une seconde au sérieux : le groupe clame que le “sex, drug, and rock’n roll” est boring, et se répand sur “Emilie K.” la copine du lycée jamais oubliée, le petit frère qui vient de découvrir le rock à 22 ans, les pannes sexuelles à force de travailler du chapeau…
Le pop-rock cérébré est assez rare de nos jours pour défendre ce petit album où la fente de poire le dispute à la bougeote défoulatoire sur une musique sans prétention mais très efficace.
Le chanteur Eddie Argos mérite une mention spéciale, l’ensemble du « concept » Art Brut reposant largement sur des paroles malines explorant de grandes causes d’adolescent faussement attardé. L’origine et l’accent anglais du groupe ajoute un charme « tea time » a ce disque pas franchement historique mais très rafraîchissant.